"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux." On ne badine pas avec l'amour - Musset

Publié dans : Théâtre

le 14/10/09

http://milkymoon.cowblog.fr/images/Livres/laramphitrion.jpgAmphitryon
Molière
1668

Quatrième de couverture
Jupiter, le maître des dieux, est amoureux d'Alcmène, une simple mortelle. Pour la séduire, il se "transforme" en Amphitryon, le mari de la belle, tandis que Mercure, de son côté, prend le visage de Sosie, le valet.

De cette fable antique, Molière a fait une comédie à grand spectacle où les dieux, descendus du ciel, s'amusent à semer le trouble parmi les humains, tandis que les spectateurs eux-mêmes se laissent égarer par la ressemblance frappante des "sosies". Parallèlement, Molière illustre l'atmosphère galante qui règne à la Cour en 1668, tant il est vrai que Jupiter emprunte à Louis XIV autant qu'au héros grec.

Avis
Une comédie qui change un peu des habituels bourgeois qu'on retrouve chez Molière, sympathique. Je pense que l'intérêt de la pièce réside surtout dans la mise en scène. Au XVII, c'est le début du théâtre machine ; on peut voir par exemple dans une représentation des dieux descendre du ciel. Molière insère cette nouveauté pour un rendu visuel plus spectaculaire. Le lecteur/spectateur est mis dans la confidence de la duperie des dieux ce qui permet de mieux savourer leurs moments de confrontation. Les dieux se jouent des humains. Après, cette pièce ne m'a pas plus emballée que ça, je dirais à lire pour le plaisir.

En résumé : J'ai trouvé la pièce originale, la mythologie m'a bien plu, sinon sans plus.


Notes
Tout le monde connait le terme "sosie", mais on n'emploie moins celui d' "amphitryon", qui désigne l'hôte chez qui on mange.
Il existe 38 pièces de cette fable antique, la première étant de Plaute (-II) et la dernière de Giraudoux (1929).

Extrait
* "Ta vertu fait un vacarme qui ne cesse de m'assommer."

* "Tous les discours sont des sottises,
Partant d'un homme sans éclat ;
Ce serait paroles exquises
Sic'était un grand qui parlât"

Vos élucubrations

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Par le-grand-duduche le 14/10/09
Oui on sort un peu des pièces "classiques" de Molière ^^
Tout le monde connait le terme "sosie", mais on n'emploie moins celui d' "amphitryon", qui désigne l'hôte chez qui on mange.
Baudelaire a la capacité de saisir un instant du quotidien et le transformer en poésie, une poésie en prose dont il est à l'origine. Il s'est d'ailleurs inspiré à la base d'Aloysius Bertrand.
Je pense que l'intérêt de la pièce réside surtout dans la mise en scène.
 

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