"J'ai le verbe froid comme la mort." Journal d'Hirondelle - Nothomb

Publié dans : Théâtre

le 27/6/10

http://milkymoon.cowblog.fr/images/feydeau.jpgOccupe-toi d'Amélie
Georges Feydeau
1908

Résumé
Pour hériter de l'immense fortune de son père, Marcel Courbois doit renoncer au célibat. Il organise un faux mariage avec la belle Amélie, que son ami Etienne lui a prêté pour qu'elle joue la fiancée. Sauf qu'Etienne s'arrange pour que le mariage ait vraiment lieu, et là les ennuis commencent...

Avis
J'ai décidé de parler des pièces que je suis allée voir y'a 2-3 ans pour ne pas les oublier. Mais en fait je me rends compte que j'ai presque tout oublié de leur histoire ; je vais donc surtout vous donner mon impression globale. Occupe-toi d'Amélie est un vaudeville très sympa. Feydeau fait rire (quoi que je ne l'ai jamais trouvé meilleur que dans Chat en poche, dont je vous parlerai bientôt), le public n'a pas le temps de s'ennuyer, aucun temps mort, la pièce est très rythmée. Entre humour, quiproquos, situations invraisemblables, j'ai vraiment passé un agréable moment. Je le dis et le répète, le théâtre est fait pour être vu, pas pour être lu, alors sortez au théâtre ! Enfin quoi que, je ne parle pas de Musset et son concept de "théâtre dans un fauteuil", ce sera pour une prochaine fois.
Revenons-en à la pièce. La situation initiale me rappelle beaucoup Il ne faut jurer de rien : Marcel et Valentin sont dans la même situation : ils doivent se marier pour bénéficier de la fortune de leur famille. Sauf que dans Il ne faut jurer de rien, c'était dégoulinant de mièvreries à la fin, absolument pas crédible, tandis qu'ici dans Occupe-toi d'Amélie, c'est exactement tout le contraire qui est représenté. Ce côté plus réaliste m'a plu, on ne cherche pas à montrer une histoire d'amour pleine de bons sentiments.

En résumé : Un vaudeville comme on les aime.

Publié dans : Théâtre

le 25/6/10

http://milkymoon.cowblog.fr/images/musset3.jpgIl ne faut jurer de rien
Alfred de Musset
1836

Résumé
Valentin, âgé de 25 ans, se retrouve face à un dilemme : son oncle refuse de lui prêter à nouveau de l’argent, à moins qu’il ne se marie. Mais le mariage est la dernière chose que Valentin souhaite, car selon lui, se marier, c’est prendre le risque d’être trompé. Il décide donc de démontrer cette vérité à son oncle en se rendant "incognito" chez sa promise, Cécile, avec le pari de la séduire en seulement huit jours. (source : Wikipedia)

Avis
Le titre rappelle On ne badine pas avec l'amour, vous ne trouvez pas ? Ici aussi, c'est une maxime, un proverbe, en rapport avec l'amouuur. Alors cette pièce se lit très vite, elle est sympa, mais voilà sans plus, ça ne vaut pas On ne badine pas avec l'amour justement. J'ai trouvé  que c'était un peu trop prévisible. Au début, Valentin est sûr et certain qu'il ne tombera jamais amoureux, qu'il ne se mariera pas. Et comme "il ne faut jurer de rien", eh bien vous l'aurez deviné, il va tomber sous le charme de sa promise. Il avait décidé de lui tendre des pièges, pour prouver à son oncle qu'elle était mauvaise comme toutes les autres femmes. Mais Cécile n'est pas comme toutes ces femmes, elle surprend Valentin par son caractère, sa manière d'être. Quand il veut la séduire, elle ne fait même pas attention à lui, ce qui le frustre. Il la hait, puis après il tombe amoureux d'elle, le soir il lui balance des mots d'amour sur un banc, comme "je suis fou de toaaa". Moi ça me l'a pas fait, j'avais juste l'impression que c'était un hypocrite. Ceci dit, c'est toujours un régal de lire la plume de Musset.

En résumé : Histoire trop prévisible, et en plus je n'ai pas aimé le personnage principal Valentin.


Extraits
* "Ah ! que le coeur est un grand maître ! On n'invente rien de ce qu'il trouve, et c'est lui seul qui choisit tout."

* tout l'Acte 3 Scène I

* "-N'as-tu donc plus ni foi ni vergogne, et se peut-il que tu sois mon sang ? Quoi ! ni le respect pour l'innocence, ni le sentiment du convenable, ni la certitude de me donner la fièvre, rien n'est capable de te toucher ! (Van Buck)
- N'avez-vous donc ni orgueil ni honte, et se peut-il que vous soyez mon oncle ? Quoi ! ni l'insulte que l'on nous fait, ni la manière dont on nous chasse ni les injures qu'on vous a dites à votre barbe, rien n'est capable de vous donner du coeur !" (Valentin)

Publié dans : Théâtre

le 20/4/10

http://milkymoon.cowblog.fr/images/Livres/musset-copie-1.jpg On ne badine pas avec l'amour
Alfred de Musset
1834

Résumé

On siffle sa première pièce ? Musset s'en moque, il publiera les autres pour son plaisir, insouciant d'aucune règle, sauf celle de ses caprices et de sa fantaisie douloureuse et si légère. Ce sera son "spectacle dans un fauteuil". c'est pourquoi on ne cessera jamais de jouer ses comédies et proverbes. Dans quel rêve, quel château, quel parc mélancolique sommes-nous ? Le jeune seigneur Perdican devrait y épouser sa cousine Camille, mais en un instant il décide d'aimer une jeune bergère. Soudain dédaignée, Camille, qui ne croyait pas à l'amour, connaît le dépit, la jalousie, l'égoïsme de la passion. Autour d'eux, s'agitent des personnages fantoches d'une cocasserie irrésistible. Dans ce théâtre féérique, on se croise, on se déchire, on s'ennuie, on croit que tout est vain, on triche, on se désire, on souffre jusqu'à en mourir. Comme dans la vie.

Avis
J'ai beaucoup aimé cette pièce qui change de l'ordinaire. La scène d'exposition est énorme : un choeur (façon théâtre grec) présente l'arrivée de Perdican puis en parallèle présente de la même façon celle de Camille. Ca donne un résultat proche de la farce, les personnages sont grotesques et caricaturaux. En gros, on ne s'attend pas du tout à ce que la pièce tourne autour d'une histoire d'amour.

Mais parler d'une histoire d'amour serait une erreur. Camille et Perdican ne s'aiment pas, non. Ils jouent avec ce sentiment sans vraiment le ressentir. C'est ça qui est cool dans la pièce. J'ai adoré tous leurs dialogues : ils se blessent l'un l'autre, en tromperies, mensonges, mises en scène, lettres et cadeaux, jalousie... Le titre est d'ailleurs assez évocateur à ce sujet.

A la fin, ça n'est plus très clair, on ne comprend pas bien leurs réels sentiments. Finalement ils s'aiment, puis ils ne s'aiment plus, puis l'un re-aime l'autre, etc. Et au final, je suis un peux restée perplexe par rapport à la dernière phrase de la pièce.

En résumé : Une de mes pièces préférées ; avec des personnages, une scène d'exposition et des dialogues excellents.


Extrait
Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu’on te fera de ces récits hideux qui t’ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : "J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. " (Acte II, Scène V)

Publié dans : Théâtre

le 11/10/09

http://milkymoon.cowblog.fr/images/Livres/musset.jpgLes caprices de Marianne
Alfred de Musset
1833
 
Challenge ABC : 3/26

Résumé
Coelio aime Marianne mais n'ose lui avouer ses sentiments. Il demande de l'aide à son ami Octave pour conquérir le coeur de Marianne. Peu à peu celle-ci tombe amoureuse d'Octave. Entre temps, son mari la soupçonne d'adultère et envoie des gardes pour tuer son amant...

Avis
Pièce courte et histoire assez banale avec un triangle amoureux. Elle a remonté dans mon estime grâce à la dernière phrase dite par Octave. Je l'avais dit dans un autre article, mais j'adore quand les livres se terminent par une phrase marquante, qui donne le dernier coup à l'histoire, ou qui offre une autre perspective de lecture. On a ici un Musset toujours en finesse et des répliques sur l'amour toujours aussi délicieuses, mais c'est pas cette pièce de l'auteur que je conseillerais, j'ai largement préféré On ne badine pas avec l'amour par exemple.

En résumé : Sans plus...

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