"Je crois, d'honneur, que bientôt le rôle qui siéra le mieux à l'esprit sera le silence, et que la parole ne sera plus qu'aux perroquets." Le Marchand de Venise - Shakespeare

Publié dans : Elucubrations

le 1/7/10

Vu chez Dame Meli, et comme les vacances sont l'occasion idéale pour y répondre, voici mes réponses au célèbre questionnaire de Proust ! Dans quelque temps, quand je relirai ces réponses je penserai "mais omg comment j'ai pu répondre ça, comment j'ai pu ne pas penser à ça.. ?", il serait intéressant d'ailleurs de faire ce questionnaire en deux instants éloignés de notre vie. Pour la petite histoire, ce questionnaire se nomme ainsi parce que l'écrivain Proust a répondu à ces questions de manière assez surprenante.

Ma principale qualité : Aujourd'hui je dis l'écoute.

La qualité que je préfère chez un homme : Le respect.

La qualité que je préfère chez une femme : Le respect.

Mon principal trait de caractère : La discrétion.

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis : J'apprécie le fait qu'on puisse discuter librement de n'importe quoi, qu'on éprouve le même plaisir à se voir, à s'organiser des sorties, etc. Le fait de me sentir à l'aise avec eux, qu'ils me considèrent d'égal à égal, de ne ressentir aucune gêne en leur présence, de partager des moments géniaux ensemble.

Mon principal défaut : Incapable d'entretenir des relations. J'ai perdu des gens extrêmement proches par ma seule faute et ça me tue. Je suis trop solitaire, et j'ai du mal à être à l'aise rapidement avec une nouvelle personne.

Mon occupation préférée : Trainasser sur l'ordi haha, visiter des pays, des monuments, lire, bronzer, des trucs bien bateau.

Mon rêve de bonheur : Une maison en pleine campagne sous le soleil du Midi, entourée de lavande et bercée par le chant des cigales. Ouaip.

Quel serait mon plus grand malheur ?
: La mort de mes parents ou de mes soeurs.

Ce que je voudrais être : Une femme intelligente et respectée, qui serait heureuse dans sa profession et dans sa vie privée.

Le pays où je désirerais vivre : Je ne sais pas.. y'en a tellement. La Suède dans un de ses archipels, la Grèce dans ses montagnes ou ses îles, l'Espagne, à Prague capitale très accueillante... ou simplement le Sud de la France. Dans un lieu où je me sentirais bien, où chaque matin je me lèverai en me disant quelle chance j'ai d'habiter un tel endroit.

La couleur que je préfère : Couleur indigo.

La fleur que je préfère
: L'oiseau de paradis.

L'oiseau que je préfère
: Le flamant rose, et une toute particulière affection pour l'albatros de monsieur Baudelaire.

Mes auteurs favoris en prose : Vian pour sa vision du monde, Queneau et Perec que je considère comme les dieux de la langue française moderne, et Nothomb pour la répartie dans ses livres !

Mes poètes préférés : Apollinaire et Baudelaire pour leur poésie moderne et visuelle.

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Mes héros dans la fiction : Cyrano de Bergerac qui avait l'esprit mais point la beauté. Et ptet' aussi un faible pour Chuck Bass (oui oui je regarde Gossip Girl sans complexe).

Mes héroïnes dans la fiction : Jusqu'à peu de temps j'aurais dit que je n'en avais pas, mais là j'ai entammé Millenium et il se pourrait bien que Lisbeth Salander ait une nouvelle fan *-*. Ah et si je m'éloigne des livres, j'adore Veronica Mars.

Mes compositeurs préférés : Danny Elfman et Joe Hisaishi, des purs génies de notre époque.

Mes peintres favoris : Dalí, le Douanier Rousseau, Miró.

Mes héros dans la vie réelle : Nelson Mandela, et Heath Ledger que je regretterai toujours.

Mes héroïnes dans la vie réelle
: heu..

Mes héroïnes dans l'histoire
: elles me saoulent ces questions à devoir trouver des héroïnes è_é.

Ma nourriture et ma boisson préférées : Les pâtes à toutes les sauces et le diabolo grenadine.

Mes noms favoris : Ceux commençant par la lettre A.

Ce que je déteste par-dessus tout : Les gens qui rient trop fort au resto, ceux qui t'écrasent le pied dans la queue, les vieilles commères de quartier, les clichés, les gamins qui te hurlent dans les oreilles, celles qui portent des talons à 12 ans, les préjugés, les gens stéréotypés, le fait qu'on ne me respecte pas ou qu'on m'ignore.

Le personnage de l'Histoire que je déteste le plus
: Je vais pas détester quelqu'un qui est mort quoi.. Mais ça me rappelle cette citation : "L'Histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées" (Adenauer).

Le fait militaire que j'admire le plus : Je hais tout ce qui touche au domaine militaire.

La réforme que j'estime le plus : L'abolition de la peine de mort, seulement en 1981 en France sous Mitterrand.

Comment j'aimerais mourir : Dans mon sommeil, sans aucun regret de ce que j'aurais vécu.

État présent de mon esprit : Déçue par quelque chose.. Sinon dans l'absolu je me sens vidée et en vacances \o/.

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence : Celles que je peux comprendre ou que j'aurais pu faire.

Ma devise : Je n'en ai pas, ou plutôt j'en ai plusieurs, tout dépend des circonstances. « On n'est jamais mieux satisfait que par soi-même » un peu égoïste, certes, mais qui s'est révélée tellement vraie dans mon expérience, « Qui ne tente rien n'a rien », et je repense à une formule de Beigbeder qui je l'avoue m'a quelque fois été utile : « Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n'existe pas. L'amour est impossible. Rien n'est grave. »

Publié dans : Romans XXI°

le 2/10/09

http://milkymoon.cowblog.fr/images/Livres/99f.jpg 99 F
(rebaptisé 14,99 euros)
Frédéric Beigbeder
2000

Challenge ABC : 1/26

Quatrième de couverture

Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? " Une mongolienne de moins de cinquante ans. " Les nababs de la publicité ? " Ils mènent la troisième guerre mondiale. " De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel. En quelque sorte, un livre moral. Pour 99 francs, seulement.

Avis
J'ai vraiment aimé ce bouquin, ça change, c'est original. J'adhère pas du tout au mode de vie d'Octave, mais ça ne m'empêche pas d'apprécier ses réflexions. C'est vrai en fait, j'ai pas pu lâcher ce livre avant de l'avoir terminé, le style est génial. J'ai aussi trouvé original le fait qu'on passe de la narration du "je" à "tu", "il", "nous", "vous", "ils". Déçue par la fin, je n'ai pas compris le rapport, ou le sens s'il y en a un. J'ai envie de lire un autre Beigbeder, mais en même temps je me dis que ce sera la même chose ...
 
En résumé : Une très très bonne découverte, j'ai adoré le style d'écriture. Je reste néanmoins déçue par la fin.

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