"Plus de ces morceaux d'une éloquence sublime, plus de ces productions marquées au coin de l'ivresse et du génie : tout est raisonné, compassé, académique et plat." Jacques le Fataliste - Diderot

Publié dans : Romans XXI°

le 9/12/09

http://milkymoon.cowblog.fr/images/Livres/orsenna2.jpgEt si on dansait ?
Erik Orsenna
2009

Challenge ABC : 11/26

Quatrième de couverture
"Et maintenant ?
Je savais bien que jamais je n'en aurais fini avec la ponctuation. Aussi longtemps que je vivrais, et donc aussi longtemps que j'écrirais, je me battrais avec les signes, je m'acharnerais à bien placer les virgules. Et les points. Et les points-virgules. Sans oublier les tirets, les crochets, les chevrons auxquels je n'avais pas jusqu'ici prêté assez d'attention.
Mais une petite voix me parlait. Elle me venait de tout au fond, là, au milieu du ventre, entre coeur et nombril :
-Toi aussi, tu as une histoire, Jeanne, ton histoire secrète. L'heure est venue de la raconter."


Avis
C'est toujours un plaisir de se replonger dans l'archipel de Jeanne, et de suivre ses aventures avec la grammaire. J'adore cette allégorie des mots, je crois d'ailleurs que La grammaire est une chanson douce avait fait naître en moi une fascination pour la grammaire. Dans ce livre, j'ai beaucoup aimé la relation musique/ponctuation, Orsenna rend les mots vivants. J'ai eu le plaisir de retrouver la même édition que pour La révolte des accents, avec des illustrations qui correspondent parfaitement à l'atmosphère du livre (vous remarquerez que j'ai fait mes habillages à partir de ces deux couvertures d'ailleurs :B).
Je suis néanmoins déçue par deux choses : j'ai trouvé l'histoire courte, plus courte que pour les autres livres, y'a pas eu vraiment d'action.  Deuxio, Orsenna veut sûrement adapter son livre à un public jeune ; il explique bien touuutes les règles de ponctuation, c'est très didactique, bref ça m'a paru plus simplet si vous voyez ce que je veux dire.

En résumé : J'ai aimé retrouver l'univers de Jeanne, mais la magie des premiers tomes opère moins bien (trop vieille ?).


Extrait
"Comment dans ce climat de guerre deux petits, tout petits mots, parmis les plus brefs de la langue française, comment ont-ils eu le courage de venir dans ma tête et surtout d'y demeurer, malgré les violences dont ils faisaient l'objet ?
Hommage soit rendu à et ! Célébré soit si !
Et si ?
Et si je manquais trop à Amitav ?
Et s'il venait me voir en France ?
Et si, moi, j'économisais assez pour revenir en Inde ?
Et si...
Points de suspension."

Vos élucubrations

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Par Raison-et-sentiments le 10/12/09
Paradoxalement c'est ce volume qui m'a réconcilié avec cette série. J'ai beaucoup aimé le départ avec les devoirs/discours que Jeanne écrit ^^
thanks
Comment dans ce climat de guerre deux petits, tout petits mots, parmis les plus brefs de la langue française, comment ont-ils eu le courage de venir dans ma tête et surtout d'y demeurer, malgré les violences dont ils faisaient l'objet ?
Mon avis rejoint entièrement la quatrième de couverture. Comment ne pas être touché par ce cri d'amour et de désespoir ? J'ai retrouvé la sublime écriture de Zweig que j'avais tant appréciée dans Le joueur d'échecs. J'ai retrouvé des sentiments poussés à l'extrême.
Mon avis rejoint entièrement la quatrième de couverture.
Il était une fois un petit garçon nommé Bachir.
Par http://www.winitro.fr le 27/5/16
Mon avis rejoint entièrement la quatrième de couverture.
Par Beats Pas Cher le 1/9/16
Posterai peut-être ponctuellement.
 

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