"Leur bonheur avait quelque fois la physionomie du crime." Le Rouge et le Noir - Stendhal

Publié dans : Romans XXI°

le 7/10/09

http://milkymoon.cowblog.fr/images/Livres/nothomb.jpg Journal d'Hirondelle
Amélie Nothomb
2006

Quatrième de couverture
C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou.

Avis
Celui là aussi c'est du pur résumé. Précisons un peu : Urbain ne ressent plus rien, il est devenu insensible. Parfait pour devenir tueur à gage. Mais en tombant sur le journal d'une de ses victimes, un journal qui semble en intéresser plus d'un, ses sentiments vont se réveiller.
J'ai découvert Amélie Nothomb grâce à ce livre, et tout de suite ça m'a fait une forte impression. Vif, intelligent, original, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Urbain, sa répartie, quoi que la répartie chez Nothomb j'adore forcément. En fin de compte c'est une histoire bizarre mais touchante, il tombe amoureux d'une fille inconnue qu'il a tué, grâce à son journal. On ne connait pas son vrai nom, au début il choisit Urbain ; il frappe en ville. Lorsqu'on le prend, il devient Innocent, comme le pape, et surtout comme un innocent. La fin est juste génialissime, j'en ai jamais lu de meilleure. J'aime aussi le fait que le titre du "vrai" livre soit en référence à un livre dans l'histoire (ici un journal), comme avec Hygiène de l'assassin ; une sorte de mise en abîme vous voyez.

En résumé : Mon premier livre d'Amélie Nothomb : tout simplement excellent.
 

Extraits
* "J'ai le verbe froid comme la mort."

* "Où le snobisme ne va-t-il pas se nicher ?"

* "Il y a des beautés qui sautent aux yeux et d'autres qui sont écrites en hiéroglyphes : on met du temps à déchiffrer leur splendeur mais quand elle est apparue, elle est plus belle que la beauté."

* "Ce texte s'arrêtera au moment exact de ma mort."

Publié dans : Romans XX°

le 24/9/09

http://milkymoon.cowblog.fr/images/Livres/HygieneAssassin.jpg Hygiène de l'assassin
Amélie Nothomb
1992

Quatrième de couverture
Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l'écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvais foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu. Si ce roman est presque entièrement dialogué, c'est qu'aucune forme ne s'apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l'interrogatoire, à un duel sans merci. Dans ce premier roman d'une extraordinaire intensité, Amélie Nothomb manie la cruauté, le cynisme et l'ambiguïté avec un talent accompli.

Avis

Alors voilà, il faut savoir que ce roman m'a laissée bouche bée, il m'a sincèrement bluffée. Je n'avais jamais rien lu d'aussi bon, d'aussi proche de ce que je pouvais espérer d'un roman. J'ai été admirative, et depuis je le suis toujours, de l'écriture d'Amélie Nothomb. Ce roman, quand je l'ai lu, coincidait avec ma conception des choses ; c'est pour ça je pense qu'à ce jour il est mon préféré, largement au dessus de tous les autres. Un duel de mots, un duel d'esprit, EXCELLENT.

En résumé : Juste excellent, mon livre préféré.


Extraits
* "Voyez-vous ça. Cher monsieur, je crois que votre système est foireux, si j'en juge d'après la débilité de vos conclusions."

* "Si vous voulez connaître la lie des sentiments humains, penchez-vous sur les sentiments que nourrissent les femmes envers les autres femmes : vous frissonnerez devant tant d'hypocrisie, de jalousie, de méchanceté, de bassesse."

Publié dans : Romans XIX°

le 22/9/09

http://milkymoon.cowblog.fr/images/Livres/zola.jpg Au Bonheur des Dames
Emile Zola
1883

Quatrième de couverture
Octave Mouret affole les femmes de  désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immsense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

Avis
J'ai écris mon avis juste avant de taper le résumé, c'est incroyable ce que c'est véridique ! Comment ne pas sentir la texture des étoffes, le parfum des dames, comment ne pas entendre le bruit du magasin, comment ne pas visualiser la foule qui bouge à tous les étages, et la lumière feutrée du magasin ? Quand je pense à ce livre, immédiatement ses sensations me reviennent (et c'est pour ça qu'on aime tant la littérature !). Ce roman là était mon premier Zola ; beaucoup sont découragés après avoir lu Germinal ou L'Assommoir, des romans pas franchement gais, Au bonheur des Dames au contraire fait partie de ceux qui ont une happy end à la Disney comme ça fait du bien d'en lire de temps en temps. On sait que Denise et Mouret vont finir ensemble mais leurs personnages sont tellement intéressants, personnellement je me suis beaucoup reconnue dans les deux. Bon c'est facile à dire, on peut se reconnaître dans n'importe quel personnage de roman, soit. Au delà de ça, Zola aborde le thème de la chute du petit commerce au profit des grands magasins. J'aime beaucoup le fait qu'il prenne le temps nécessaire pour marquer les évolutions, les changements, c'est bien tissé. Bref, je porte tout particulièrement ce roman dans mon coeur.

Ce livre appartient à la lignée des Rougon Macquart, famille créée par Zola. Il étudie les "tares héréditaires"; on peut alors distinguer deux parties. La lignée des Rougon est droite, le destin des personnages est plutôt heureux et couronné de succès (c'est bien sûr le cas de Mouret). Chez les Macquart, tous finissent mal.

En résumé : J'ai adoré ce livre, ce foisonnement de tissus, de couleurs, de parfums..., qui captent tous nos sens.


Remarque
Olala, truc de dingue, je viens de me rendre compte que le héros s'appelait Octave. BIG BROTHER IS WATCHING YOU. Dans 99F et dans Les caprices de Marianne ils s'appellent aussi Octave, je vous dis que c'est un complot les amis.

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